Nouvelle-Calédonie : la Grande Terre

Jeudi 10 novembre

Matinée bien chargée, il faut :

  • Aller chercher la voiture de location
  • Faire le plein de victuailles, car les plus grands supermarchés sont à Nouméa
  • Passer à Décathlon pour trouver de nouvelles sardines (celles que nous avons sont complètement tordues) et du gaz pour le réchaud. Pas de chance, à priori en Nouvelle Calédonie il ne se fait que du Camping Gaz (à l’inverse de tous les autres pays traversés).
  • Trouver des fleurs et une bouteille pour nos hôtes de ce soir.

Après cela, nous faisons la route pour La Foa, qui n’est heureusement qu’à 110km de Nouméa. Nous y arrivons un peu après midi, et sommes accueillis par Josiane et Robert, dont nous avions eu le contact via une amie des parents de Nathalie. Nous sommes reçus comme des rois, et Josiane a eu le bon goût de prévoir un poulet/frites + glaces. Carton plein pour Thomas et Eléonore !

Les deux retraités sont d’ailleurs rapidement adoptés par nos enfants qui semblent trouver en eux des grands-parents de substitution, et leur courent dans les bras ou viennent leur faire des câlins spontanément.

L’après-midi, Josiane et Robert nous emmènent en balade pour nous faire découvrir le coin : nous nous promenons à Sarraméa et à Farino d’où l’on a un superbe point de vue sur les alentours et la baie de Téremba.

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Nous discutons longuement avec nos hôtes le soir venu, qui partagent avec nous leur joie d’habiter ce pays, mais également les difficultés que rencontre ce dernier, les failles du système coutumier qui est le socle du mode de vie des tribus de Nouvelle Calédonie. Ce pays, qui va bientôt voter pour son indépendance, a de lourds défis à relever.

 

Vendredi 11 novembre

Après un bon petit déjeuner, nous quittons à regret Josiane et Robert, qui malgré que nous ne nous connaissions pas nous ont accueillis comme leurs enfants et petits enfants.

Nous allons tout d’abord au Parc des Grandes Fougères, situé non loin de Farino. Le parc est très bien aménagé, et présente de nombreuses randonnées à pied ou à vélo, par ailleurs très bien balisée. Nous en choisissons une entre forêt et point de vue sur les alentours, et passons un très agréable moment dans cette flore verdoyante et abondante.

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Après le déjeuner, nous mettons le cap vers Sarraméa, où Josiane nous avait indiqué un trou d’eau très prisé pour une petite baignade rafraichissante. Effectivement, à quelques centaines de mètre de la route, nous trouvons l’endroit : la rivière forme là plusieurs trous d’eau de diverses profondeurs, avec même un toboggan naturel ! Thomas y passera une bonne heure à monter les rochers / descendre le toboggan, tandis qu’Eléonore restera plutôt dans le petit bassin (même si elle tente une fois la descente sur les rochers).

Craignant l’affluence pour ce week-end prolongé, nous arrivons au camping de Sarraméa assez tôt.

 

La côte Ouest de la Nouvelle Calédonie

Pendant les quelques jours qui ont suivis, nous nous sommes mis au rythme des îles, et c’est donc bien naturellement que ce carnet de voyage va suivre la même voie. Voici donc un petit résumé de nos découvertes sur la Grande Terre.

Nous avons remonté la côte ouest sur deux jours, avec une première escale à Gatope, près de Voh. Nous avons fait une petite randonnée à La Roche Percée jusqu’à la Baie des Tortues, déjeuné à la plage de Poé (tristement au cœur de l’actualité de ces derniers jours, avec un requin citron ayant attaqué une locale 50 cm d’eau…).  Si la plage de Poé est magnifique, ce n’est pas le cas du camping du soir, laissé à l’abandon.

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Le lendemain, nous commençons par une belle randonnée pour voir le Cœur de Voh, mais néanmoins délicate à cause de l’absence d’ombre sur toute la randonnée. Avec l’humidité et le soleil brûlant, même en partant tôt la chaleur est difficilement supportable. Ajouter à cela le fait qu’en Nouvelle Calédonie, les randonnées ne sont pas indiquées, ni point de départ ni balisage pendant la randonnée. Mieux vaut avoir préparé correctement son itinéraire au préalable. 

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L’après midi, nous visitons les grottes de Koumac, de grandes galeries souterraines que l’on explore à la lampe frontale. Nous découvrons chez notre Thomas une peur irraisonnée de l’obscurité des grottes, et avons beaucoup de mal à le convaincre de faire une ou deux salles à l’intérieur des grottes.

Jusqu’à présent, la route nous laisse un peu déçus par les paysages arides qu’elle nous présente, le peu de flore, et la monotonie… L’arrivée dans l’extrême Nord nous ravit, les reliefs se font plus abruptes et les roches deviennent multicolores… le blanc côtoie le rouge vif, le orange et le vert. Ajoutez à tout cela des palmiers, une route de laquelle on peut voir le lagon ! Et nous voilà heureux !

Nous dormons à l’extrême Nord de la Nouvelle Calédonie, au camping de Poingam, un petit coin de paradis, sur la plage, avec ses cocotiers et nombreuses fleurs.

 

Le jour suivant, nous faisons un petit tour de la pointe nord, le village de Poum ainsi que Boat Pass, le point le plus au nord de l’île.

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L’après midi, plage et piscine au camping, et le soir nous nous autorisons le restaurant du camping en table d’hôtes, et faisons la connaissance de deux français grands voyageurs, avec qui nous passons une très bonne soirée. Bien nous a pris d’ailleurs de choisir cette soirée pour le restaurant, car il tombe des seaux d’eau toute la soirée !

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A la découverte de la côte Est de la Nouvelle Calédonie

Mardi 15 novembre

Après ces deux jours de tranquillité, nous reprenons la route en direction de la côte Est. Très différente, elle est beaucoup plus découpée, la végétation beaucoup plus abondante se mêle avec des falaises escarpées, et de très beaux rochers.

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Nous sommes particulièrement conquis par le village de Hienghéne, avec une très belle baie, des rochers aux formes étonnantes (Le Sphinx et la Poule), une baie dessinée par des rochers aux pentes abruptes de lindéralique, et nous décidons d’y rester pour la nuit.

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